Cent mille milliards de poèmes

Sonnet II

Le cheval Parthénon s'énerve sur sa frise

Depuis que lord Elgin négligea ses naseaux

Le Jurc de ce temps-là pataugeait dans sa crise

Il chantait tout de même oui mais il chantait faux

Le cheval Parthénon frissonnait sous la bise

Du climat londonien où s'ébattent les beaux

Il grelottait le pauvre aux bords de la Tamise

Quand les grêlons fin mars mitraillent les bateaux

La Grèce de Platon à coup sûr n'est point sotte

On comptait les esprits acérés a la hotte

Lorsque Socrate mort passait pour un lutin

Sa sculpture est illustre et dans le fond des coques

On transporte en la marbre et débris et défroques

Si l'Europe le veut l'Europe ou son destin.