Cent mille milliards de poèmes

Sonnet I

Le roi de la pampa retourne sa chemise

Pour la mettre à sécher aux cornes des taureaux

Le cornédbîf en boîte empeste la remise

Et fermentent de même et les cuirs et les peaux

Je me souviens encor de cette heure exeuquise

Les gauchos dans la plainee agitaient leurs drapeaux

Nous avions aussi froid que nus sur la banquise

Lorsque pour nous distraire y plantions nos tréteaux

Du pôle à Rosario fait une belle trotte

Aventures on eut qui s'y pique s'y frotte

Lorsqu'on boit du maté l'on devient argentin

L'Amérique du Sud séduit les équivoques

Exaltent l'espanol les oreilles baroques

Si la cloche se tait et son terlintintin.