Cent mille milliards de poèmes

Cent mille milliards de poèmes

Quand l'un avecque l'autre aussitôt sympathise

Depuis que lord Elgin négligea ses naseaux

Sur l'antique bahut il choisit sa cerise

Et tout vient signifier la fin des haricots

L'un et l'autre a raison non la foule insoumise

Qui clochard devenant jetait ses oripeaux

Nous regrettions un peu ce tas de marchandise

Que les parents féconds offrent aux purs berceaux

Le poète inspiré n'est point un polyglotte

Le lâche peut arguer de sa mine pâlotte

Lorsque Socrate mort passait pour un lutin

Ne fallait pas si loin agiter ses breloques

Comptant tes abattis lecteur tu te disloques

L'écu de vair ou d'or ne dure qu'un matin